La douleur a-t-elle une utilité?
Oui, elle est un signal émis par le corps pour avertir que quelque chose ne va pas bien. Mais une fois la cause de la douleur identifiée, plus rien ne la justifie. Le seuil de tolérance à la douleur est différent d'un individu à l'autre; et chacun doit pouvoir y mettre fin librement lorsqu'elle devient un handicap. Avoir mal n'est pas une fatalité.
La douleur est-elle toujours physique?
La douleur est essentiellement subjective. Chacun la ressent différemment, en fonction de son vécu antérieur, ses expériences de l'enfance, les douleurs déjà vécues, la façon dont on les a acceptées… Il existe des douleurs purement physiques, des douleurs nerveuses, des douleurs morales. Un point commun toutefois: cela fait mal, et c'est ça qui compte.
Peut-on calmer toutes les douleurs ?
Pas toutes, mais presque. Les douleurs cancéreuses, qui comptent parmi les plus pénibles, peuvent être soulagées avec efficacité. Certaines douleurs chroniques ou aiguës de la vie quotidienne sont plus résistantes aux traitements antalgiques, comme les douleurs rhumatologiques et inflammatoires. Certains maux de tête ne disparaissent pas totalement avec le seul recours aux médicaments.
La douleur psychologique est-elle une fausse douleur?
La douleur est présente dès lors que quelqu'un ressent une sensation désagréable qui le fait souffrir. Il y a toujours une raison, même si elle n'apparaît pas clairement.
Les causes d'une douleur peuvent avoir des origines psychologiques, mais la douleur n'en est pas moins réelle.
Qu'est-ce qu'une douleur aiguë?
C'est une douleur passagère, ponctuelle. Elle survient de façon inattendue, pour une cause connue ou non, et disparaît définitivement dès que les soins appropriés lui ont été apportés. Ces soins peuvent concerner soit la cause, soit les effets.
Qu'est-ce qu'une douleur chronique?
Si une douleur persiste, se produit régulièrement, devient habituelle, on parle alors de "douleur chronique". Elle cache souvent un mal plus profond, physique ou moral.
Pourquoi la douleur dure-t-elle ?
La douleur s'auto alimente. Le fait qu'elle dure influence les mécanismes de transmission et de régulation, ce qui a pour effet de prolonger la sensation de douleur et d'en modifier progressivement la nature. Ainsi une douleur en engendre-t-elle une autre. La durée elle-même subit l’influence de facteurs psychologiques et sociaux. C’est pourquoi on distinguera bien, par exemple, une douleur chronique d’une douleur aiguë persistante.
J'ai mal, mais combien?
Difficile à évaluer de façon précise, d'autant que chacun ressent la douleur différemment. Pourtant, il est utile de pouvoir apprécier l'intensité de la douleur, ne fût-ce que pour mesurer l'efficacité d'un traitement. Les professionnels de la santé ont recours à des systèmes d'échelles, qui permettent au patient d'exprimer le niveau de douleur qu'il ressent; faible, modérée, intense, très intense…
Peut-on prévenir la douleur?
Beaucoup de douleurs quotidiennes, petites ou grandes, peuvent être évitées par une bonne hygiène de vie. Alimentation, exercice physique, sommeil, repos sont des conseils préventifs faciles à prodiguer et à mettre en place.
Qu'appelle-t-on un antalgique périphérique?
L’action des antidouleurs périphériques consiste à supprimer le signal "douleur" avant qu'il ne soit transmis au cerveau. Ces produits bloquent la production de prostaglandines, ces substances de transmission que notre corps produit automatiquement en cas d'agression. En supprimant la cause de la douleur, ces médicaments en effacent les effets. Ils sont généralement en vente libre chez le pharmacien.
Les plus courantes des molécules analgésiques à action périphérique sont l’acide acétylsalicylique, l’ibuprofène, le naproxène sodique et le paracétamol.
Qu'appelle-t-on un antalgique à action centrale?
Les antalgiques centraux agissent en fermant la porte du cerveau au message "douleur". Celui-ci n'est donc pas reçu, et la douleur n'est, par conséquent, pas ressentie.
Contrairement aux antalgiques périphériques, dont l'action se situe à l’endroit de la lésion, les antalgiques centraux bloquent la perception de la douleur, en "endormant" le mécanisme de décodage des messages "douleur" par le système nerveux central - le cerveau.
Les molécules à action centrale les plus connues sont la morphine, la codéine et les autres dérivés de l'opium.
Qu'entend-t-on par "effets secondaires"?
Les effets dits "secondaires" sont les réactions indésirables qu’entraîne la prise d’un médicament, en plus de celles que l’on a recherchées en prenant ce produit. Si l’effet recherché est la suppression de la douleur, tout autre effet provoqué par la prise de l’antidouleur sera qualifié d’effet secondaire. Certains de ces effets sont bénins, d’autres, plus rares, peuvent être problématiques.
Peut-on prendre des antidouleurs si l'on est asthmatique ?
Certains antidouleurs (acide acétylsalicylique, naproxène sodique, ibuprofène) peuvent entraîner une forme d'asthme pseudo-allergique. Leur usage est donc déconseillé aux personnes sensibles. Dans le doute, consultez un médecin ou demandez conseil à votre pharmacien.
Peut-on prendre des antidouleurs si l'on est enceinte ?
Evitez autant que faire se peut la prise de tout médicament, ou limitez-vous à une faible dose de paracétamol. Se référer aux préceptes d'hygiène de vie, se tourner vers l'acupuncture, la phytothérapie ou la kinésithérapie. En cas de douleurs persistantes, consulter un médecin.
Quel antidouleur peut-on donner aux enfants?
La prise d’acide acétylsalicylique est déconseillée aux enfants en raison des risques de Syndrome de Reye (maladie rare qui affecte surtout les enfants ou les adolescents atteints d'une maladie virale, comme la varicelle ou la grippe. On a établi un lien de causalité entre l'utilisation de l’acide acétylsalicylique et l'apparition du syndrome.). Il existe des spécialités à l'ibuprofène et au paracétamol spécialement dosées pour l'usage pédiatrique.
Y-a-t-il des gens plus sensibles que d'autres à la douleur ?
Non! La sensation douloureuse est ressentie de façon identique pour tout le monde à traumatisme égal. C'est le mode d'expression, le mode de transmission, l' « éducation » à la douleur qui diffère d'un sujet à l'autre. Ainsi le danger existe de sous-estimer une douleur intense chez un sujet qui communique peu (sujet âgé ou enfant) et de surestimer une douleur chez un autre patient volubile, anxieux , angoissé, agité.
Qu'est-ce qu'un traitement symptomatique ?
Un traitement symptomatique a pour but de combattre des symptômes, par exemple la fièvre (traitement antipyrétique), la douleur (traitement antalgique) ou la toux (traitement antitussif). C'est ce que l'on appelle en langage courant "un calmant". Mais ce type de traitement est généralement sans effet sur l'évolution de l'affection, qui peut persister ou guérir (spontanément ou par l'action des moyens de défense de l'organisme).
Qu'est-ce qu'un traitement étiologique?
Un traitement étiologique s'attaque à l'origine du trouble. Par exemple, en cas d'angine bactérienne, un antibiotique va s'attaquer aux germes responsables de l'infection. Par contre, l'antibiotique n'a pas d'effet direct sur les symptômes (fièvre, douleur...).
En pratique, il est fréquent d'associer le traitement symptomatique au traitement étiologique.
Qu'appelle-t-on les 3 paliers de la douleur?
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déterminé 3 paliers qui correspondent aux niveaux d'intensité de la douleur qu'on peut ressentir. Ces trois paliers permettent de l'antidouleur le plus adapté à chaque niveau.
Palier I : Douleurs faibles à modérées
Type de produit : antalgiques périphériques monosubstances.
Le Pain Advisory Board a pour vocation de traiter les douleurs de ce type.
Palier II : Douleurs modérées à intenses
Type de produit : antalgiques périphériques monosubstances augmentés d'un antalgique à action centrale
Palier III : douleurs intenses à trés intenses
Type de produit : antalgiques centraux opioïdes forts, éventuellement associés à des anti-inflammatoires non-stéroïdiens, des corticoïdes ou des antidépresseurs.

 
 
   
 
Plan du site Contact Questions courantes Nederlands Accueil